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PANIER 0

Marrakech. 17 mars 2019

Il y a trois jours. Je venais de mettre une centaine de tapis de côté. Je me disais que j’étais décidément complètement allumée.
Je les aime tous. Je les prendrai tous si j’avais un château.
Trois jours plus tard, le jour n’est pas encore levé et je compte.
On en a déjà vendu une quarantaine. Depuis hier 15 heures.
Je l’ai senti tout de suite. Que je n’étais pas la seule à les trouver beaux. J’ai eu le sourire tout de suite. À 15:30, je savais, les messages tombaient, je pouvais souffler, les salaires et le loyer étaient payés.
Parce que ces ventes, c’est mon salaire et mon loyer. Le reste, c’est pour développer M, embaucher, créer, réfléchir, grandir.
Mais le esouk, c’est mon loyer. Alors chaque mois, juste avant qu’il ne commence, ça pique. Un peu. 
Mars a été calme. Très calme. Il reste 15 jours me direz-vous pour redresser la barre.
Et puis le 1er janvier dernier, j’ai décidé d’arrêter de stresser au jour le jour. De laisser faire. Autant que je peux. Pas beaucoup donc. Mais de ne pas vouloir remonter la pierre tous les matins tel Sisyphe devant sa montagne.
Lâcher prise.
Depuis 5 heures du mat, je suis sur mon ordi. Je rentre les fiches produits de ce que j’ai chiné ou shooté ici depuis que je suis arrivée jeudi. Babouches, corbeilles brodées, bijoux, paniers, ce sera pour ce soir.
En attendant, il reste encore des tapis sur @leesoukdem pour les retardataires. Ce n’est pas parce que j’ai payé mon loyer qu’il ne faut plus acheter. Non mais. 
Vous avez jusqu’à ce soir minuit. Je validerai les commandes demain matin.
Pas de samedi, pas de dimanche. 
Mais le chant du Muezzin qui résonne pour accompagner l’aube sur la Medina de Marrakech.
Le coq qui chante pour mon frère qui dort encore.
Le jour qui se lève doucement.
Le thé qui fume.
Le chat qui frôle mes jambes sous le bureau avant d’aller se rendormir pas très loin.
Les oiseaux de mon Riad, Attouyour, le Riad aux oiseaux en arabe.
Le sentiment que mon job n’est pas un job comme les autres. Et avoir, un dimanche matin à l’aube au fin fond d’un derb, dans cette maison que j’aime tant, le sentiment d’avoir une chance immense.
Ne pas l’oublier.
Doux dimanche.
From Marrakech with love ❤️

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