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Paris. 18 mai 2019


François Fillon ce soir là tard dans cet hémicycle où les femmes ont si peu leur place expliquait pourquoi il votait contre cette réforme de la loi Veil qui confortait le droit à l’avortement dans notre pays. Parce qu’il ne voulait pas que l’avortement devienne un acte de confort.
Je me souviens, j’étais dans mon lit, tard ce soir là. Je regardais et j’écoutais l’intervention de François Fillon sur l’écran de mon ordinateur et je sentais les larmes couler le long de mes joues.
Mes larmes coulaient. Et ma colère montait, m’envahissait. J’aurais pu hurler pour que cet homme qui ne savait pas de quoi il parlait puisse m’entendre là-bas de l’autre côté de la Seine.
Mais les hommes n’entendent pas les femmes qui pleurent tard le soir sous une couette. Ils s’en foutent d’ailleurs.
Notre corps nous appartient.
Quand j étais petite, on m’a appris qu’on ne parlait pas de ce que l’on ne connaît pas.
Jamais un homme ne pourra comprendre. Jamais une femme qui a avorté pourra dire haut et fort dans un hémicycle que le choix qu’elle a fait était un acte de confort.
L’amendement a été voté. La réforme de la loi Veil a été adoptée. François Fillon a disparu de la vie politique française. Mais d’autres hommes sont là et pensent à notre place.
L’Alabama a voté cette semaine la loi la plus sévère des Etats-Unis contre l’avortement. 
Je me souviens de ce soir là dans mon lit quand mes larmes coulaient. J’ai toujours envie de pleurer pour les femmes qui vivent en Alabama ou ailleurs entourées d’hommes qui pensent à leur place.
Ne jamais oublier que rien n’est jamais gagné. Et que notre corps nous appartient.

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