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Punta Cana, 30 décembre 2020

J'écris. 5 heures par jour. Chaque mot est laborieux. Chaque souvenir est douloureux. Remonter, retrouver, aller chercher en soi des sensations, des émotions, sentir les larmes monter, avoir du mal à respirer. Peut-on écrire ce que l'on n'a pas vécu, peut-on écrire ce que l'on n'a pas ressenti, un jour, un soir, une nuit. Souviens-toi ce soir-là quand il est parti...
S'en servir maintenant, sur cette île balayée par le soleil et le vent, s'isoler grâce à la musique, laisser le monde autour s'agiter, se laisser emporter dans cette plongée initiatique au fond de soi. Aller chercher cette chair, gratter jusqu'à en avoir mal, et tout à coup avoir de la matière pour en faire une histoire.
Le deuxième. Putain que c'est dur d'accoucher de soi.
J'ai fini le premier tiers. L'avant. 
"Elle ne remet pas ses gants. Elle a les doigts gelés mais elle attend. Elle attend de sentir son téléphone vibrer, elle ne peut s'empêcher de le sortir frénétiquement de sa poche. L'écran reste noir. 
Il vibre enfin. Son nom apparaît. Elle fait glisser son doigt. Elle lit.
"Je ne t'aime plus."
Écrire l'après. Récit d'un changement de vie. Essaouira, voyage libératoire, Casablanca, voyage dogmatique, Marrakech, voyage initiatique. Se souvenir de la fête de l'école, dans la cour, au milieu des enfants, des jeux et des gens, écrit en gros sur le mur: "Chamboule-tout".
J'écris cinq heures par jour et j'ai l'impression de courir un marathon, d'être vidée, épuisée, sonnée comme si toute mon énergie passait dans ces mots qui défilent et qui s'alignent, dans cette musique qui me berce hypnotique. Un jour, ces lignes feront un livre qui ne m'appartiendra plus. Ce sera au début de l'automne...
Tout se mélange, la réalité, la fiction, les visages, on ne discerne plus le vrai du faux, le réel de l'irréel, ce soir où elle a décollé pour New-York pour un dîner. Déjà. Y revenir toujours. Comme si on n'échappait pas à ses essentiels, entre Montmartre, Marrakech et Manhattan.
Parce qu'une histoire sans amour n'est pas une histoire. Parce qu'il n'y a que l'amour qui fasse exploser les limites, les frontières, les barrières.
Putain qu'il est dur à écrire ce deuxième livre. Mais il vient.

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